Lundi, 20 Octobre 2014

Vous êtes ici : Vie du mouvement Actualités anarchistes
n°1619 (20-26 janvier 2011) | Passé et présent de l'anarchisme Ajouter aux favoris Créer un PDF Recommander Imprimer

Pour créer un lien vers cet article sur votre site,
copier et coller le texte ci-dessous dans votre page.




Aperçu :

Après la casse de nos retraites, la politique de la matraque !

Suite au mouvement de lutte contre la casse des retraites, la répression continue de s’abattre sur ceux qui ont mené les actions les plus offensives durant l’automne 2010, à Chambéry (Savoie) et ailleurs. Cinq membres du Collectif chambérien unitaire interpro et citoyen (CCUIC) sont aujourd’hui poursuivis, faisant suite à des dizaines d’arrestations dans les rues de notre petite ville, qui a connu en octobre et novembre des journées de révolte et de manifestations hors du commun. Le pouvoir en place poursuit la logique de répression qui lui est chère, cherchant à discréditer un mouvement social d’ampleur en criminalisant des individus. En ciblant des personnes et en usant aujourd’hui de l’arme judiciaire, le pouvoir et ses sbires tentent de nier la dimension politique et collective des actions menées. Face à cette logique, nos moyens sont l’entraide et la solidarité ! Le CCUIC, construit autour de la pratique d’actions directes et de blocages économiques, poursuit la résistance : des assemblées générales bi-hebdomadaires rassemblent encore une cinquantaine de personnes aujourd’hui et le collectif accueillera le 22 janvier prochain la prochaine rencontre nationale des AG et collectifs de lutte nés durant le mouvement.
Le jeudi 27 janvier 2011, cinq militants syndicaux et un journaliste sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Chambéry. Leur crime ? Occupation des voies en gare de Chambéry le 2 novembre 2010 (plainte de la SNCF). Pour ces faits, le procureur les a envoyés sur le banc des accusés, en vertu d’une loi de 1845 qui punit d’une peine pouvant aller jusqu’à 6 mois d’emprisonnement ceux qui auraient «troublé ou entravé la mise en marche ou la circulation des trains». Au lendemain du mouvement social de l’automne, le pouvoir règle ainsi ses comptes, en envoyant militants syndicaux et journalistes devant les tribunaux.

Non à la criminalisation du mouvement social et syndical !
Après les lois sur le service minimum qui affaiblissent considérablement les mouvements de grève, après les provocations policières particulièrement manifestes cet automne, le gouvernement fait donc un pas de plus dans sa volonté de criminaliser l’action syndicale et la lutte sociale. Les différentes modalités d’action, dans le cadre d’un mouvement de grève, sont légitimes et courantes, surtout devant un gouvernement sourd. Il est scandaleux que des responsables syndicaux puissent, sur ce simple prétexte, être envoyés devant les tribunaux. C’est réprimer des individus pour criminaliser tout un mouvement. Il est tout aussi inadmissible que le pouvoir fasse poursuivre des journalistes pour le seul fait d’avoir été présents sur les lieux d’une action menée dans le cadre d’un des plus grands mouvements sociaux que notre pays ait connu depuis 1995, ce qui constitue une tentative manifeste d’intimidation des médias.
Parce que les libertés du mouvement syndical et de la presse sont essentielles dans une démocratie, le Collectif unitaire interpro et citoyen (CUIC) de Chambéry appelle toute la population à manifester son soutien aux accusés et à demander l’arrêt des poursuites, en participant au rassemblement qui aura lieu le jeudi 27 janvier à 8 heures devant le palais de justice de Chambéry.

Collectif chambérien unitaire interpro et citoyen

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

À lire aussi...