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n°1596 (20-26 mai 2010) | Antisexisme Ajouter aux favoris Créer un PDF Recommander Imprimer

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Aperçu :

Contre la Marche pour la vie

Bordeaux : appel au rassemblement du samedi 29 mai à midi, place de la Comédie.
Les intégristes du collectif Oui à la vie (qui regroupe SOS-tout-petits, Mère de miséricorde, Soigneurs porteurs d’espérance, Laissez‑les vivre, centre Charlier, etc.), d’obédience chrétienne, imposent l’avortement comme un problème moral et fondent leur doctrine sur une double argumentation : la protection de toute vie, de son début embryonnaire à sa fin, et la soumission aux lois de la nature comme expression de la volonté divine.
Ils partent d’un fait scientifiquement fondé : il existe des cellules vivantes, des organismes vivants, mais ensuite, par une pirouette intellectuelle, cet amas de cellules devient une personne humaine dotée d’une âme mais sans aucune liberté de choix (l’âme appartient à Dieu).
Au nom du respect de « la vie », ils véhiculent un modèle de société où la personne ne décide de rien, femme‑réceptacle, homme « chef de famille », enfants « don de Dieu ». Hors de la famille point de salut, nulle place pour d’autres modes de vie.
L’Église institue la famille dans le cadre « sacré du mariage » comme pivot central pour contrôler les individus : la cellule familiale est sous l’autorité du chef de famille, la femme, mère au service de tous, les enfants éduqués à la soumission, réceptacles des valeurs et traditions, ont pour seule fonction de les pérenniser.
Ce schéma réactionnaire et patriarcal, de fait homophobe et transphobe, condamne la monoparentalité, l’union libre, etc.
Nous nous revendiquons comme sujets à part entière.
Respect de nos choix de vie : vie amoureuse sous le même toit ou pas, pour un jour ou pour la vie, avec un(e) seul(e) ou avec plusieurs, célibat, enfant ou non…
Abolition du genre : le sexe biologique ne détermine plus la place des individus, les catégories hommes-femmes cessent d’être la norme de référence pour l’organisation de la société.
Libre choix de nos sexualités à condition qu’elles reposent sur le libre consentement entre les individus : pratiques sexuelles entre femmes, entre hommes, entre hommes et femmes, avec ou sans pénétration, où on veut quand on veut…
Droit à une éducation sexuelle.
Droit à une éducation non sexiste.
Contraception et IVG libres et gratuites. Pour l’IVG, nous revendiquons l’allongement des délais, la gratuité totale sans condition de nationalité, une information claire et un accès simple aux services hospitaliers, l’abrogation de la loi de 1920 (pénalisation de l’avortement).
Pour la contraception : accès libre et gratuit, développement de la recherche.
Possibilité de décider de mettre fin à sa vie.
Notre corps nous appartient. Nous ne laisserons personne remettre en cause les droits acquis ni décider de nos vies.

Collectif féministe Ovaires et contre tout
Des membres du Cercle Jean-Barrué, groupe anarchiste bordelais

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