n°1629 (31 mars-6 avril 2011) | Athéisme

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La Scientologie et les clowns
D’accord, il y a d’autres sujets d’indignation, comme l’énorme hypocrisie des Américains qui envahissent l’Irak pour le « libérer de Saddam Hussein », mais laissent Kadhafi massacrer les révoltés libyens à coups de Mirage français. Ou comme l’insondable bêtise des autorités japonaises qui construisent des centrales nucléaires dans le pays le plus sismique de la planète, dans le pays qui a créé le mot même de tsunami, dans le seul pays du monde qui a subi des explosions atomiques contre sa population. Mais quand j’ai reçu les images de Nono le clown dans une minerve, Nono le clown dans un lit d’hôpital, là aussi j’ai été furieux.
Si vous êtes parisien et anarchiste, vous avez dû croiser Nono le clown dans une manifestation. La dernière fois que je l’ai vu, dans les manifestations contre la destruction des retraites, il se payait la fiole des dirigeants syndicalistes (extrait du Dictionnaire anarchiste des synonymes : « Dirigeant syndicaliste : forme mineure du patronat, délégué à l’hypnose, technicien de l’endormissement, sculpteur de fumée ») avec son brio coutumier, et nous applaudissions l’excellence du spectacle, cependant que les godillots de la CFDT passaient sous l’orage, sachant au fond de leur cœur que leurs chefs leur mentent.
Nono habite à deux pas de l’un des nids de scientologues à Paris. Je rappelle que le fondateur de la Scientologie était un minable, officier viré de la marine américaine pour incompétence grave (il bombarda des îles mexicaines qu’il prenait pour des sous-marins japonais !), écrivaillon de science-fiction pour oligophrènes courts du bulbe, et qu’il ne se cacha jamais d’avoir fondé Scientologie pour mettre à profit – le mot important étant « profit » – sa lamentable, mais hélas fertile, imagination.
L’Église de Scientologie (c’est devenu une église pour mettre à profit, bis, la protection que la constitution et le fisc américains accordent aux églises) a très vite créé un service de sécurité. On est sûr que ces gros bras ont mis des gens dans leurs prisons privées, dont des enfants de 6 ans dans les cages à chaîne d’ancre des yachts privés du fondateur. On soupçonne qu’ils ont tué. Dans le cas de Nono, on est sûr qu’ils savent – quels experts – tabasser un homme seul. Scientologie est une organisation dictatoriale, brutale, qui cherche, comme l’Opus Dei, à s’infiltrer dans les plus hauts cercles du pouvoir. On sait qu’elle y réussit, puisqu’elle fit disparaître son dossier, exploit unique, des bureaux de la justice. La seule raison pour laquelle nous ne subissons pas une RFS (République française scientologique) est que Scientologie recrute principalement des imbéciles.
Hélas, l’histoire ne finit pas là.
Nono se retrouve avec huit jours de congé maladie, quel bonheur ! Mais trois jours sont à sa charge. Cinq jours d’indemnités maladie de la Sécu, quelle fortune ! Le vrai problème, c’est que ça le fait sauter des Assedic, pardon, du Pôle emploi : il perd des jours, il est contraint de se réinscrire, ce qui prend du temps, retarde les prochains paiements qu’il touchera. Entre-temps, son proprio, lui, réclamera son loyer malgré tout, les impôts, eux, exigent d’être payés en temps et en heure, les crédits, eux, exigent d’être payés à dates fixes. En d’autres termes, le système fonctionne de façon à enfoncer un peu plus les plus pauvres, dès qu’ils subissent un accident, ou une agression due à leur lucidité et à leur courage.
Du courage ? Je t’en souhaite, Nono, même s’il est évident, les salauds l’ont prouvé, que tu en as déjà beaucoup.
Si vous êtes parisien et anarchiste, vous avez dû croiser Nono le clown dans une manifestation. La dernière fois que je l’ai vu, dans les manifestations contre la destruction des retraites, il se payait la fiole des dirigeants syndicalistes (extrait du Dictionnaire anarchiste des synonymes : « Dirigeant syndicaliste : forme mineure du patronat, délégué à l’hypnose, technicien de l’endormissement, sculpteur de fumée ») avec son brio coutumier, et nous applaudissions l’excellence du spectacle, cependant que les godillots de la CFDT passaient sous l’orage, sachant au fond de leur cœur que leurs chefs leur mentent.
Nono habite à deux pas de l’un des nids de scientologues à Paris. Je rappelle que le fondateur de la Scientologie était un minable, officier viré de la marine américaine pour incompétence grave (il bombarda des îles mexicaines qu’il prenait pour des sous-marins japonais !), écrivaillon de science-fiction pour oligophrènes courts du bulbe, et qu’il ne se cacha jamais d’avoir fondé Scientologie pour mettre à profit – le mot important étant « profit » – sa lamentable, mais hélas fertile, imagination.
L’Église de Scientologie (c’est devenu une église pour mettre à profit, bis, la protection que la constitution et le fisc américains accordent aux églises) a très vite créé un service de sécurité. On est sûr que ces gros bras ont mis des gens dans leurs prisons privées, dont des enfants de 6 ans dans les cages à chaîne d’ancre des yachts privés du fondateur. On soupçonne qu’ils ont tué. Dans le cas de Nono, on est sûr qu’ils savent – quels experts – tabasser un homme seul. Scientologie est une organisation dictatoriale, brutale, qui cherche, comme l’Opus Dei, à s’infiltrer dans les plus hauts cercles du pouvoir. On sait qu’elle y réussit, puisqu’elle fit disparaître son dossier, exploit unique, des bureaux de la justice. La seule raison pour laquelle nous ne subissons pas une RFS (République française scientologique) est que Scientologie recrute principalement des imbéciles.
Hélas, l’histoire ne finit pas là.
Nono se retrouve avec huit jours de congé maladie, quel bonheur ! Mais trois jours sont à sa charge. Cinq jours d’indemnités maladie de la Sécu, quelle fortune ! Le vrai problème, c’est que ça le fait sauter des Assedic, pardon, du Pôle emploi : il perd des jours, il est contraint de se réinscrire, ce qui prend du temps, retarde les prochains paiements qu’il touchera. Entre-temps, son proprio, lui, réclamera son loyer malgré tout, les impôts, eux, exigent d’être payés en temps et en heure, les crédits, eux, exigent d’être payés à dates fixes. En d’autres termes, le système fonctionne de façon à enfoncer un peu plus les plus pauvres, dès qu’ils subissent un accident, ou une agression due à leur lucidité et à leur courage.
Du courage ? Je t’en souhaite, Nono, même s’il est évident, les salauds l’ont prouvé, que tu en as déjà beaucoup.
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