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Aperçu :
La fin du lycée d’Oléron
Tous les enfants de l’école libertaire Bonaventure ont poursuivi au Cepmo. Tous ont eu le bac, et, surtout, davantage. Un passeport pour l’autogestion de leur vie.
À la rentrée prochaine, c’en sera terminé de tout cela !
L’État, la région, le département, la commune se renvoient la balle.
La commune, propriétaire des locaux, dit ne pas pouvoir faire face au coût des travaux de mise aux normes de sécurité. Et, avec juste raison (les communes ne sont responsables que des écoles primaires) que ce n’est pas son problème.
Alors, on va fermer le lycée. Comme une « vulgaire » usine avec de « vulgaires » ouvriers. Soit vingt-cinq ans de réussite pédagogique et éducative jetés à la poubelle, comme ça, du jour au lendemain.
La faute à qui ?
À l’État, à la région, au département, à la communauté de communes, à la commune (qui, c’est vrai, a quelques projets immobiliers sur le site du lycée), à…
Reste la question qui tue : pourquoi le lycée expérimental d’Oléron n’occupe-t-il pas, sauvagement, les locaux de l’État, de la région, du département, de la commune ? Et, pourquoi pas ceux de l’école libertaire Bonaventure ?
Ah, oui, mais là, ça serait politique !
Effectivement !
Qui a dit que l’autogestion pédagogique n’était pas une fin en soi ?
Bonne chance, néanmoins, camarades pas franchement combatifs !
Sachez juste que pour Bonaventure, c’est quand vous voulez !
Le café est, même, déjà prêt !
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