Dans un sale État > Prélèvement ADN, fichiez-nous... la paix !
Dans un sale État
par Fab- Graine d’anar – Lyon le 18 décembre 2017

Prélèvement ADN, fichiez-nous... la paix !

Nous reproduisons, ci-dessous, un texte de F. militant anarchiste, paru sur le site Nosotros. "Belle matinée en ce jour de marché. La table d’information sur les dangers du nouveau compteur Linky intéresse un paquet de monde, le collectif venant tout juste de s’installer devant la poste de Saint Gaudens. Je les vois dans un coin de l’oeil, ces trois gars en bleu débarquant dans le paysage tandis que je cause à un homme. Tout va très vite. “Monsieur, suivez-nous, vous devez signer un papier”. Un papier ?... Appelle moi con ! Menotté sous le regard surpris de bien des passants, je termine dans la voiture de police, direction le commissariat. L’homme avec qui je causais finira trainé jusqu’au comico, pour “outrages”. C’est ainsi, la police peut tout se permettre, et elle se permet ! Quelques insultes et invectives plus tard, on me colle en cellule. Que me veut-on ? Ficher mon ADN, tout simplement ! En bon “gaucho de merde”, je refuse, bien évidemment. Pourquoi ce fichage ? Officiellement, sur demande du parquet de Toulouse, suite à une affaire jugée plus d’un an auparavant (intervention policière musclée dans la période du mouvement social contre la loi travail). Il n’y a pas de hasard, dit-on. Les policiers en civil qui me filaient en marge des manifestations saint-gaudinoises, le contrôle d’identité en catimini à l’abri des regards, les doigts de la police braqués sur les anars du coin, non rien ne laissait présager le coup de massue à venir !... Ainsi donc, on sort la carte magique du “crache ton adn”. Convocation au tribunal début mars pour répondre du refus. Magique en effet, car la carte est rejouable à souhait : interpellation sur n’importe quel motif, garde à vue sur simple présomption de culpabilité, nouvelle demande de prélèvement ADN et je pourrai à nouveau comparaître devant les juges ! L’objectif est clair, museler le réfractaire, coller du sursis pour du vide, placer des épées de Damoclés au-dessus des gueules un peu trop ouvertes. Alors, qu’ils nous fichent, non merci ! Qu’ils nous fichent plutôt la paix ! Droit au refus, refus des dérives sécuritaires, du marquage systématique des militants et militantes, refus de finir dans leurs fiches, d’être marqué à vie pour le principe et pour l’exemple ! Fabien Amours, gloire et procès... Rendez-vous le 1er mars à partir de 14h, devant le tribunal d’instance de Saint Gaudens ! Soutien aux militants libertaires, syndicalistes et politiques victimes de l’acharnement répressif !"

Source : site Nosotros.
PAR : Fab- Graine d’anar – Lyon
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