Vendredi, 24 Octobre 2014

Vous êtes ici : Luttes de classes Syndicalisme
n°1619 (20-26 janvier 2011) | Syndicalisme Ajouter aux favoris Créer un PDF Recommander Imprimer

Pour créer un lien vers cet article sur votre site,
copier et coller le texte ci-dessous dans votre page.




Aperçu :

CGT : traîtres et retraites

1619SyndicatTratrePetit à petit, on finira par tout savoir
La seconde semaine de janvier, la majorité des ports français ont été bloqués par un mouvement de grève des dockers, mouvement qui concerne la prise en compte de la pénibilité pour les départs anticipés à la retraite. Tiens ! Les grèves pour la retraite se prolongent ? Non, non, vous n’y êtes pas : on avait vu la CGT de la Société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), qui jouait les pirates dans le port de Marseille, lâcher le mouvement social en pleine ascension, car elle venait de négocier un accord catégoriel. On savait aussi qu’à la RATP, à la SNCF et à EDF les syndicats avaient reçu l’assurance qu’on ne toucherait pas jusqu’en 2017 aux régimes spéciaux… Voici qu’on apprend que la CGT lance la grève dans les ports parce que le gouvernement ne tient pas ses engagements. 
Quels engagements ? Nous avions obtenu un accord sur la pénibilité début novembre (en plein essor du mouvement social), mais depuis le remaniement ministériel c’est silence radio… « Tous les engagements pris par l’ancien ministre [Borloo] sembleraient remis en cause », déplore Michel Caizergues, responsable CGT dockers de Fos.
Le secrétaire général de la CGT ports et docks, Tony Hautbois, a déclaré : « Nous nous sommes mis d’accord avec le patronat, alors maintenant si le gouvernement revient sur ses engagements, s’il y a un retour en arrière, les actions ne pourront que s’intensifier. »
Voilà, on peut continuer à s’interroger sur le pourquoi du comment, fin novembre, ce puissant mouvement social, face à un gouvernement tant affaibli, s’est terminé en eau de boudin. Les causes ne se résument certainement pas à une seule explication, mais il convient tout de même de dénoncer ce double jeu du « tous ensemble, tous ensemble, on lâche rien » dans le porte-voix et du stylo dans l’autre main. Traîtres et retraites, certains n’y perdent que leurs « âmes », nous c’est nos vies qui sont en jeu.

Jean, groupe Gard-Vaucluse de la Fédération anarchiste

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

À lire aussi...