Samedi, 2 Juin 2012

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n°1635 (12-18 mai 2011) | Athéisme Ajouter aux favoris Créer un PDF Recommander Imprimer

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À bas la calotte d’État

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, etc. Le 1er mai a été entaché par la présence au Vatican, lors de la béatification de Parkinson II, de trois ministres d’une République qui se prétend encore laïque. François Fillon, Claude Guéant et Alain Juppé avaient fait ce pieux déplacement. Toute honte bue, ces trois éminences venaient de faire allégeance à la papauté, oubliant la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.
Ce 1er mai, sur France 2, il était possible de voir Mme Fillon exécuter une belle révérence à Benoît XVI, sous le regard obséquieux de son Premier ministre de mari. Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, rien n’a été épargné pour évoquer les racines chrétiennes de la France. Le président d’une République qui se voudrait confite en dévotion, n’a eu de cesse de nous ramener sur les chemins de l’église catholique. Particulièrement à l’occasion du discours de Latran, en 2007, lorsque le petit Nicolas martelait que le curé était plus important que l’instituteur pour l’éducation des petits Français. De même, très récemment, comme en de nombreuses autres situations, le président qui se voudrait en odeur de sainteté, faisait le signe de croix, de façon très visible, au Puy-en-Velay.
De retour de leur pèlerinage du déshonneur, nos trois Rois mages nous ont confirmé de bonnes nouvelles : répression accrue contre les sans-papiers, augmentation du travail précaire, instauration d’une société de plus en plus autoritaire. Dans le même temps, il y a cette volonté de nous convaincre que la religion est… l’eau de rose des peuples !

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